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Chant de Guerre

Chant de Guerre


Op. 078
RO 048
D 029
1857-1859, -
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Dédicace :

Genre : Hymne, Oeuvre patriotique ou guerrière

Style : chopinien

Tonalité : ré bémol majeur

Difficulté : Difficile


Extrait ou morceau intégral :
Philip Martin - Extrait
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Partition(s)

Chant de Guerre
Chant de Guerre
Ditson, 1873
(Brodsky V., Jackson R., Arno Press)

Interprète(s)
P. Martin


Commentaires, Informations sur l'Oeuvre :

[1] : Les voyages extraordinaires de L.M. Gottschalk ou Notes of a pianist , [2] : Biographie de F.Starr, [3] : Biographie Vernon Loggins, [4] : Life & Letters de L.M. Gottschalk, [5] : Livret de CD (principalement ceux de l'intégrale de P.Martin...)
Espadero la réédita en Op79. Sorte de Polonaise vigoureuse rappelant celles de Chopin. Encore appelé "Polka guerrière" ou "Marche guerrière". Ce dernier nom s'applique à une oeuvre pour orchestre militaire qui contenait peut-être des motifs similaires. A noter, aussi, entre 1857 et 1859, plusieurs autres oeuvres "militaires" jamais retrouvées (La Puertorrequeña, RO215, Marche du Festival RO146 ; Robert Offergeld, Centennial catalogue, 1970)

Il est intéressant de noter cette critique pour le moins assassine parue dans The Atlantic Monthly en 1874 sur cette oeuvre et plus particulièrement sur Gottschalk (traduite de l'Anglais) :
"Dans la musique pour piano forte, l’œuvre posthume "Chant de Guerre" de L.M. Gottschalk sera intéressante pour les derniers admirateurs du pianiste. Ce serait guère juste de critiquer la composition d’un point de vue musical tellement elle est pauvre en qualités musicales. C’est certainement la pire pièce écervelée, vrombissant et filant à toute allure de touche en touche, mais qui garde cependant un certain charme telle une sorte d’alcool musical. Une œuvre posthume de Gottschalk est en soi-même une sorte de d’horrible plaisanterie, plutôt comme une performance posthume sur la corde raide ; car la musique de Gottschalk est morte avec lui sans espoir de ressusciter en ce monde. Comme pianiste et compositeur, il occupait une position vraiment unique, autant que Chopin en fait, bien qu’à un niveau différent. Autant il n’y eut qu’un Chopin, autant il n’y eut qu’un Gottschalk. Autant Chopin était le plus parfait exposant d’éléments polonais en musique, autant Gottschalk le grand interprète d’éléments hispano-ethiopiens, et d’autant l’esprit esthétique polonais est supérieur et plus développé que celui des nègres, d’autant Chopin est supérieur à Gottschalk . Ajoutez aussi la différence que, tandis que Chopin était un homme d’une sensibilité musicale et d’une culture remarquables, Gottschalk était, concernant la musique, un sauvage indompté. Mais il avait une étincelle d’un génie original indéniable, et l’écouter jouer ses propres compositions était une expérience entièrement unique dans son genre. Comme, souvent, il ne pouvait pas jouer des passages d’autres compositeurs (pensez seulement, un homme avec cette incroyable technique travaillant plus d’une semaine sur une des parties de l’hommage à Händel de Moscheles et abandonnant ensuite de désespoir), ainsi était-il le seul homme qui pouvait véritablement jouer ses propres compositions. Le charme qu’il a donné à de telles futilités que The Last Hope, et le fol entrain avec lequel il jouait son Bamboula et Banjo était aussi inimitable qu’indescriptible. Il était quelque-chose de plus que simplement étonnant, il était irrésistiblement fascinant."