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Last Hope, méditation religieuse

Last Hope, méditation religieuse


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Op. 016
RO 133
D 080
081
1854, Cuba
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Dédicace :

Genre : Oeuvre Sentimentale, méditative

Style : esthétique victorienne

Tonalité : si majeur

Difficulté : Moyen


Extrait ou morceau intégral :
Greg McCallum - Streaming Intégral du site Art of the States
Ecoutez aussi ce vieil enregistrement sur cylindre (version pour petit ensemble) (Restauré par Cylinder Preservation and Digitization Project)
(Achetez l'album sur )

Partition(s)

Interprète(s)
Alan Mandel
Noël Lee
Pietro Galli
Philip Martin
Greg Mc Callum
....


Commentaires, Informations sur l'Oeuvre :

[1] : Les voyages extraordinaires de L.M. Gottschalk ou Notes of a pianist , [2] : Biographie de F.Starr, [3] : Biographie Vernon Loggins, [4] : Life & Letters de L.M. Gottschalk, [5] : Livret de CD (principalement ceux de l'intégrale de P.Martin...)
Pièce improvisée pour une femme de Cuba dont Gottschalk se prit d'affection et qui, peu avant sa mort, demanda à Gottschalk de jouer un air. Il improvisa alors ce qui allait devenir "Last Hope" qu'il eut ensuite l'habitude de jouer tous les soirs comme une prière nocturne.

Citons justement cette explication retransmise par Guy Chouquet de la France Musicale en 1856, qui sera plus tard traduite en Anglais et écrite en première page de la partition :

"...The Last Hope est le fruit d’une inspiration encore plus élevée peut-être : on y sent une émotion contenue et un accent religieux qui vous pénètrent et vous gagnent malgré vous. Les larmes vous viennent aux yeux en écoutant cette méditation éloquente, et je ne suis nullement surpris que les belles Newyorkaises ne cessent de la demander à Gottschalk. L’une d’elles, ayant remarqué – les femmes remarquent tout – que cet admirable virtuose exécute toujours the Last Hope à la fin d’un concert ou d’une soirée, lui en demanda la raison. –C’est, répondit-il, que j’ai la mémoire du cœur et que ce chant est désormais ma prière du soir.
Ces paroles semblaient cacher un douloureux mystère, et l’on n’osa plus interroger l’artiste. Un heureux hasard m’a donné le mot de la réponse de Gottschalk à sa jolie questionneuse. Pendant son séjour dans la reine des Antilles, Gottschalk se rendit à S***, où une femme, bien connue pour son immense fortune, comme pour les éminentes qualités de son esprit et de son cœur, s’éprit pour l’éminent artiste d’une vive sympathie, d’une affection toute maternelle. Frappée d’une maladie incurable, madame F*** ne trouvait l’oubli de ses souffrances qu’en écoutant son cher pianiste, devenu son hôte et son plus puissant médecin.
Un soir qu’elle souffrait plus encore que d’habitude :- Par pitié, dit-elle en se servant d’une de ces ravissantes formules de phrases particulières à la langue espagnole, - par pitié, mon cher Moreau, une petite mélodie, - l’ultima esperanza.
Et Gottschalk se mit à improviser un chant plaintif et caressant tout à la fois, un de ces souffles de l’âme qui montent doucement jusqu'àu ciel, d’où ils sont descendus.
Le lendemain, le virtuose voyageur fut obligé de quitter son amie pour aller donner concert dans une ville voisine. Quand il revint deux jours après, les cloches de l’église de S*** sonnaient à lentes volées ; un sombre pressentiment glaça soudain le cœur de Gottschalk, qui, pressant l’allure de son cheval, arriva sur la place de l’église au moment même où la dépouille mortelle de la senora F*** en franchissait les portes.
Et voilà pourquoi le grand pianiste joue toujours avec tant de recueillement le morceau qu’il a pieusement intitulé the Last Hope, et pourquoi il l’appelait, devant la belle et jeune Américaine, sa prière du soir."

G. Chouquet

Last Hope est une des seules pièces de Gottschalk rescapée de l'oubli. Elle a été adaptée pour plusieurs chansons dont Holy Ghost with light divine (enregistrement sur cylindre 1910) et Day by day the manna fell (enregistrement sur cylindre 1918) Elle a été aussi jouée par Guiomar Novaes et un enregistrement existe (sur rouleau)


Contributeur(s) :EDSO - Jbd -